Repérer et prévenir la dénutrition chez nos parents âgés

Repérer et prévenir la dénutrition chez nos parents âgés

15.11.2021

Prévenir et dépister la dénutrition

La dénutrition est une maladie silencieuse, un véritable enjeu de santé publique pour le ministère des Solidarités et de la Santé. Comment la prévenir et la dépister ? Quels sont les besoins alimentaires spécifiques des seniors ?

Faisons le point sur cette pathologie qui touche 2 millions de personnes en France.

La dénutrition touche un patient hospitalisé sur trois ; 5 à 10 % des personnes âgées à domicile et 30 à 40 % des résidents d’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). La dénutrition est un véritable enjeu de santé publique.

Les besoins des seniors

“A partir de 60-65 ans, il faut faire attention à son apport en protéines, car il y a un risque de fonte musculaire, prévient Julie Maby, diététicienne, qui assure le suivi nutritionnel de six établissements Nohée en Ile-de-France. En vieillissant, on peut avoir moins d’appétit : on mange moins, on prend donc moins de protéines alors qu’on en a plus besoin.”

Pour nourrir les muscles, l’activité physique est également primordiale. “C’est comme ça qu’on a vraiment des résultats. Sans le sport, augmenter ses apports en protéines n’a pas les effets qu’on attend, analyse Julie. Et c’est important de prendre en plus de la vitamine D qui est indispensable au bon fonctionnement des os et des muscles.

Les risques de la dénutrition

“Le problème de la dénutrition, c’est qu’on perd des forces”. En effet, la fonte musculaire entraîne une difficulté à marcher et augmente les risques de chute. Or la chute est un fléau: une personne sur 2 âgée de plus de 80 ans en est victime. 40% des personnes hospitalisées après une chute ne peuvent plus retourner vivre chez elles. La chute a donc une conséquence directe sur l’autonomie des seniors.

En parallèle, la dénutrition a de nombreuses conséquences négatives sur la santé des seniors : fragilisation du système immunitaire et risque d’infection, baisse de moral, dépression..

Les premiers signes

“Le premier signe de dénutrition, c’est l’amaigrissement sans qu’on ait fait de régime”, pointe Eric Fontaine, Professeur de nutrition au CHU de Grenoble. Se peser de façon hebdomadaire permet de détecter une perte anormale de poids. Une perte supérieure à trois kilogrammes, hors régime, est anormale.

Chez Nohée

“Avec l’âge, on a tendance à perdre le goût, à avoir moins d’odorat. Toutes ces choses-là jouent sur la prise alimentaire. Il faut veiller à ce que ça soit bien relevé”, estime Julie.

Frédéric, chef à la résidence Nohée Paris Auteuil, est très attentif au bien-être gustatif des résidents. “Ils me font des demandes, ils me commandent des plats. J’essaie de leur faire plaisir !, raconte-t-il. Il est aussi attentif à chaque résident. “‘Si une personne n’est pas bien, si elle mange peu, il y a comme une espèce d’alerte et on fait remonter l’info.
C’est un peu comme nos grands-parents, on en prend soin et on surveille !”

Régulièrement, Julie intervient auprès des convives avec des ateliers sur l’alimentation.
L’occasion de parler de la dénutrition, des besoins des seniors, et aussi de passer un bon moment !

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